Coopération en Archéologie préhistorique et restitution symbolique par la France de vestiges archéologiques au Royaume du Maroc [ar]

30 ans après leur envoi vers la France, les restes humains fossiles exhumés lors des fouilles archéologiques des sites de Rouazi-Skhirat et Peltier d’El Kiffen, ont retrouvé définitivement le sol marocain.

Le jeudi 26 septembre 2019, l’Université de Bordeaux a restitué à l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine (INSAP) les restes humains fossiles exhumés lors des fouilles archéologiques des sites de Rouazi-Skhirat et d’El Kiffen. Cette cérémonie a été précédée par la signature d’une lettre d’intention de coopération en Archéologie Préhistorique entre les deux établissements.

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Découvert en 1979, le site de Rouazi-Skhirat abrite le plus important ensemble funéraire connu pour le Néolithique moyen du Maroc septentrional. Les fouilles menées, de 1982 à 1984 par F.-Z. Sbihi-Alaoui et J.-P. Daugas, dans le cadre de la coopération archéologique maroco-française, ont révélé pas moins de 87 tombes et 14 dépôts mobiliers. La grotte d’El kiffen a quant à elle fait l’objet d’un premier sondage dès 1953 par F. Mieg, F. Nadaud, G. Bailloud, F. Treinen et A. Jodin. C’est lors des fouilles de 1954, 1961 et 1962 que furent découverts, non loin de la grotte, les ossements de 17 individus, datant également du Néolithique ainsi que 58 vases en céramique. Une partie des restes humains provenant de ces deux sites fut transférée, il y a une trentaine d’année, à l’Institut du Quaternaire (aujourd’hui PACEA) de l’Université de Bordeaux (France) où ils ont fait l’objet de restauration, de datation et d’études approfondies.

Cette collaboration culturelle et scientifique sur la longue durée, entre les ministères marocain et français de la Culture et de la Recherche, aboutit aujourd’hui à la restitution au Maroc de ces vestiges anthropologiques par la France. Cette démarche, rendue possible par la coopération douanière entre les deux pays et le Centre Jacques Berque du CNRS, réaffirme la volonté de coopération durable sur des missions de recherche, de formation et de diffusion scientifique. Ces ossements permettront en particulier la constitution d’une ostéothèque à l’INSAP, destinée à la formation des étudiants et des jeunes chercheurs.

La restitution de l’Université de Bordeaux à l’INSAP et la signature d’une lettre d’intention de coopération en matière de recherche, formation et conservation des collections entre les deux partenaires traduisent un intérêt grandissant pour la Préhistoire marocaine, marqué, prochainement, par la signature de divers accords de coopération internationale et l’ouverture du Parc de la Préhistoire à Casablanca.

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Dernière modification : 07/10/2019

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